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v. act. Prendre un estranger pour le mettre en sa famille, & le reconnoistre pour son fils, le destiner à sa succession, ou le faire entrer en partage avec ses autres enfans. La coustume d'adopter étoit fort familiere aux Romains, mais n'est point en usage en France. Elle a encore lieu en quelques endroits de l'Empire. En Lorraine on la conteste. Celuy qui estoit adopté entroit sous la puissance paternelle de celuy qui l'adoptoit, & estoit delivré de celle de son propre pere.

Du Cange dit que ce mot vient du Latin adoptare, d'où on a fait dans la basse Latinité adobare, qui signifie, Faire Chevalier, ceindre l'espée : d'où est venu aussi le mot de miles adobatus, qui signifioit un Chevalier nouvellement fait, parce que celuy qui le faisoit Chevalier, en faisoit une espece d'adoption.

ADOPTER, se dit figurément en choses morales, & particulierement d'un Autheur qui prend les pensées & les livres d'autruy, & qui les fait passer pour siens. C'est un tel qui a composé cette Comedie, mais un tel l'a adoptée.

On dit aussi, Par la passion de Jesus-Christ nous sommes adoptés enfans de Dieu, nous avons part à l'heritage celeste. les Religieux ont mis la reforme dans un tel Convent, & l'ont adopté & uni à leur Congregation.