v. act. qui ne se dit qu'en raillerie, & avec le pronom personnel, de ceux qui mettent beaucoup de poudre sur leur teste pour paroistre plus blonds & plus galands. La mode a esté long-temps de s'enfariner, de poudrer beaucoup ses cheveux, & même son manteau : d'où est venu ce Vaudeville :

Si vous n'estes enfarinez,

Adieu l'amour de la coquette.

ENFARINER, s'est dit aussi des Bouffons & Farceurs qui se barbouilloient le visage avec de la farine pour faire rire le peuple, tels qu'ont été Jodelet & Gilles le Niais. On ne recevroit pas dans une charge des gens qu'on auroit veus enfarinez sur un theatre.

On dit proverbialement, qu'un homme est venu la gueule enfarinée, pour dire, avec bon appetit, avec grande ardeur, pour profiter de quelque conjoncture dans les affaires.